Acquisition des données : photoquadrats sur bancs de maërl

Source des données
Parc naturel régional d’Armorique (PNRA).
Stratégie spatiale
Le suivi a été mené sur 31 sites en rade de Brest dans le périmètre de la zone Natura 2000 FR 530046.
Stratégie temporelle
Une fois par an de janvier à mars. Après mars, le développement des macroalgues annuelles est trop important.
Moyens humains et matériels
Moyens humains : 2 plongeurs, 1 sécurité surface, 1 pilote.
Moyens matériels : embarcation légère, matériel de plongée, 2 photoquadrats de 0,1 m², 2 appareils photo professionnels muni de 2 torches chacun, transect de 10 m ou bout de 10 m, parqués au début et à la fin par des bouées.
Protocole de récolte

Le protocole est déployé en plongée sous-marine et s'effectue par la prise de photographies sous-marines à l'aide de photoquadrats. Afin d’éviter des biais d’échantillonnage lors du choix des quadrats, un protocole d’échantillonnage (Figure 1) a été mis en place.

Figure 1 : Protocole d'échantillonnage pour la prise d'images (Bizien et al. 2024).

Sur un banc de maërl, un bout de 10 mètres est fixé au sol à l’aide de piquets, rendus visibles avec des bouées flottantes. Tous les mètres le long de ce bout, un quadrat de 0,1 m² est posé alternativement à droite et à gauche. Le plongeur se place au-dessus du quadrat, à une distance telle à avoir au maximum le quadrat dans le cadre de la photographie, c’est-à-dire que les bords du quadrat doivent au maximum se rapprocher des limites de l’image, sans jamais que ce quadrat ne les dépasse. Au total, un minimum de 10 images sont à effectuer pour un site, il est cependant préconisé d’en prendre une de plus au cas où, lors de l’analyse, une image soit inutilisable (floue, nuage de sédiment, ombre, …).

Les images sont analysées par le logiciel Image J (Ferreira & Rasband 2012) selon la méthodologie préconisée par le rapport méthodologique Tauran et al. (2023). Les paramètres suivants sont mesurés : recouvrement (maërl vivant, maërl mort, sédiment, faune, flore, cyanobactéries, ...), abondance des espèces de faune, surface par espèce d'algues.

Vitalité du maërl

L'indicateur Vitalité du maërl permet d’évaluer l’état de vitalité des bancs de maërl.


Acquisition de données : prélèvements de maërl à la benne (macrofaune et sédiment) pour le calcul du GPBI

Source des données
Les données sont issues du dispositif de suivi initial REBENT-Bretagne depuis 2003. Dix sites sont suivis dont six sites au sein de la Sous-Région Marine (SRM) Mers Celtiques et quatre sites au sein de la SRM Golfe de Gascogne Nord.
Stratégie spatiale
Le suivi est déployé aujourd’hui uniquement à l’échelle de la Bretagne. Au sein de chacun des dix sites, trois stations sont suivies au moyen de trois réplicats par station pour l’analyse de la macrofaune et un réplicat pour l'étude de la granulométrie et de la teneur en matière organique du sédiment. Au total, neuf échantillons sont réalisés par site pour la macrofaune et trois échantillons pour les paramètres sédimentaires (granulométrie et matière organique).
Stratégie temporelle
Les suivis sont réalisés une fois par an, à la fin de l'hiver/début du printemps. Les dates des prélèvements doivent prendre en compte les contraintes météorologiques et marégraphiques. Un site peut être échantillonné en une demi-journée en général.
Pour les sites en mer d'Iroise et de la rade de Brest, une seconde campagne d'échantillonnage est réalisée en automne dans le cadre du suivi de l’Observatoire de l'IUEM.
Moyens humains et matériels
Moyens humains : 2 agents formés et le personnel pour le navire océanographique.
Moyens matériels : navire océanographique pouvant travailler en zone très côtière avec système de mise à l'eau de la benne, 1 benne de surface d’échantillonnage égale à 0,1 m² (benne Day, Smith-McIntyre ou Van Veen), cartes, données sonar ou Rox-Ann, données biologiques antérieures sur le banc, containers pour les échantillons, tamis de 1mm, formol dilué à 10 % avec de l'eau de mer, rose de bengale pour colorer la faune, table de tri, colonne de tamis AFNOR, étuve, four.
Protocole de récolte

Avant d'effectuer les prélèvements une étape préliminaire est nécessaire qui consiste à cartographier la majeure partie des bancs de maërl. Ce suivi préliminaire sert à sélectionner les points de suivis dans chacun des sites. Cette étape est importante étant donné que de nombreux bancs présentent une structure discontinue. Les suivis cartographiques sont réalisés à partir de données acoustiques (sonar à balayage latéral) et données vidéos complétées par des prélèvements à la benne. Pour la partie Bretagne, cette étape a été réalisée par Grall & Hily (2002) puis par Hamon et al. (2010) et pour le secteur de Belle-Île par Dubreuil et al. (sous-presse).

  • Macrofaune :

L’échantillonnage est réalisé avec une benne de surface d’échantillonnage égale à 0,1 m² (benne Day, Smith-McIntyre ou Van Veen). Pour chaque station, trois réplicats sont réalisés. Ainsi au sein de chaque site, neuf échantillons de 0,1 m² sont prélevés. Le contenu de la benne est déversé dans un conteneur étanche (p. ex. bac de criée). La benne doit au minimum pénétrer de 5 à 7 cm dans le sédiment. Le prélèvement est ensuite pris en photo avant son tamisage (maille de 1 mm, préférentiellement maille ronde). Lors du tamisage, le jet d'eau doit être dirigé indirectement avec une pression pas trop forte pour éviter d'endommager les spécimens. Le refus de tamis est placé dans des conteneurs étiquetés à l'extérieur et à l'intérieur (calques ou étiquettes plastiques) puis fixés au formol dilué à 10%. Une coloration au rose de bengale peut être appliquée (200 mg/éch.) pour faciliter le tri en laboratoire. Le tri et l'analyse taxonomique sont effectués en laboratoire possédant l'assurance qualité (ISO/DIS 16665).

  • Paramètres du sédiment (non pris en compte dans le calcul du GPBI) :

Les échantillons dédiés à l’analyse de la granulométrie et du taux de matière organique sont obtenus avec une benne (Smith-McIntyre, Day ou Van Venne ; 0,1 m²). Un échantillon est prélevé par station soit trois échantillons par site.

Une première partie du prélèvement est utilisée pour l'étude de la granulométrie. Le profil granulométrique est réalisé après tamisage sur une colonne de tamis AFNOR.

Une seconde partie est utilisée pour mesurer le taux de matière organique par la méthode de la perte au feu (à 450°C).

Base(s) de données utilisée(s)
Les données produites sont intégrées à la base de données Quadrige²

Acquisition des données : prélèvements de maërl à la benne (macrofaune et sédiment)

Source des données
Les données sont issues du dispositif de suivi initial REBENT-Bretagne stationnel depuis 2003. Dix sites sont suivis dont six sites au sein de la Sous-Région Marine (SRM) Mers Celtiques et quatre sites au sein de la SRM Golfe de Gascogne Nord.
Stratégie spatiale
Le suivi est déployé aujourd’hui uniquement à l’échelle de la Bretagne. Au sein de chacun des dix sites, trois stations sont suivies au moyen de trois réplicats par station pour l’analyse de la macrofaune et un réplicat pour l'étude de la granulométrie et la teneur en matière organique du sédiment. Au total, neuf échantillons sont réalisés par site pour la macrofaune et trois échantillons pour les paramètres sédimentaires (granulométrie et matière organique).
Stratégie temporelle
Les suivis sont réalisés une fois par an, à la fin de l'hiver/début du printemps. Les dates des prélèvements doivent prendre en compte les contraintes météorologiques et marégraphiques. Un site peut être échantillonné en une demi-journée en général.
Pour les sites en mer d'Iroise et de la rade de Brest, une seconde campagne d'échantillonnage est réalisée en automne dans le cadre du suivi de l’Observatoire de l'IUEM.
Moyens humains et matériels
Moyens humains : 2 agents formés et le personnel pour le navire océanographique.
Moyens matériels : navire océanographique pouvant travailler en zone très côtière avec système de mise à l'eau de la benne, 1 benne de surface d’échantillonnage égale à 0,1 m² (benne Day, Smith-McIntyre ou Van Veen), cartes, données sonar ou Rox-Ann, données biologiques antérieures sur le banc, containers pour les échantillons, tamis de 1mm, formol dilué à 10% avec de l'eau de mer, rose de bengale pour colorer la faune, table de tri, colonne de tamis AFNOR, étuve, four.
Protocole de récolte

Avant d'effectuer les prélèvements une étape préliminaire est nécessaire qui consiste à cartographier la majeure partie des bancs de maërl. Ce suivi préliminaire sert à sélectionner les points de suivis dans chacun des sites. Cette étape est importante étant donné que de nombreux bancs présentent une structure discontinue. Les suivis cartographiques sont réalisés à partir de données acoustiques (sonar à balayage latéral) et données vidéos complétées par des prélèvements à la benne. Pour la partie Bretagne, cette étape a été réalisée par Grall & Hily (2002) puis par Hamon et al. (2010) et pour le secteur de Belle-Île par Dubreuil et al. (sous-presse).

  • Macrofaune :

L’échantillonnage est réalisé avec une benne de surface d’échantillonnage égale à 0,1 m² (benne Day, Smith-McIntyre ou Van Veen). Pour chaque station, trois réplicats sont réalisés. Ainsi au sein de chaque site, neuf échantillons de 0,1 m² sont prélevés. Le contenu de la benne est déversé dans un conteneur étanche (p. ex : bac de criée). La benne doit au minimum pénétrer de 5 à 7 cm dans le sédiment. Le prélèvement est ensuite pris en photo avant son tamisage (maille de 1 mm, préférentiellement maille ronde). Lors du tamisage, le jet d'eau doit être dirigé indirectement avec une pression pas trop forte pour éviter d'endommager les spécimens. Le refus de tamis est placé dans des conteneurs étiquetés à l'extérieur et à l'intérieur (calques ou étiquettes plastiques) puis fixés au formol dilué à 10%. Une coloration au rose de bengale peut être appliquée (200 mg/éch.) pour faciliter le tri en laboratoire. Le tri et l'analyse taxonomique sont effectués en laboratoire possédant l'assurance qualité (ISO/DIS 16665).

  • Paramètres du sédiment (non pris en compte dans le calcul de l'AMBI) :

Les échantillons pour la granulométrie et le taux de matière organique (perte au feu) sont réalisés avec la même benne utilisée pour l’échantillonnage de la macrofaune. Un échantillon est prélevé par station soit trois échantillons par site.

Une première partie du prélèvement est utilisée pour l'étude de la granulométrie, réalisée après tamisage de l’échantillon sur une colonne de tamis AFNOR.

Une seconde partie est utilisée pour mesurer la teneur en matière organique du sédiment par la méthode de la perte au feu (à 450°C).

Les protocoles d’analyse de la granulométrie et de la teneur en matière organique du sédiment sont précisés dans Garcia et al. (2014).

Base(s) de données utilisée(s)
Les données produites sont intégrées à la base de données Quadrige²