Compartiment 7 : carnivores associés
Ce compartiment est donc évalué par le nombre d’espèces rencontrées, en séparant néanmoins les poissons et les décapodes. L’abondance des cérianthes est également estimée selon une échelle semi-quantitative à l’entrée de la grotte.
Liste des espèces concernées :
- Conger conger – Congre
- Phycis phycis – Mostelle
- Homarus gammarus – Homard
- Palinurus elephas – Langouste
- Scyllarides latus - Grande cigale de mer
- Arachnanthus oligopodus - Cérianthe strié
- Cerianthus membranaceus – Cérianthe
Le nombre d’espèces de décapodes et de poissons associés est estimé dans la grotte entière. Pour les cérianthes (Cerianthus membranaceus et Arachnanthus oligopodus) une échelle semi-quantitative est utilisée.
Compartiment 6 : carnivores caractéristiques
Liste des espèces
- Apogon imberbis - Apogon
- Gammogobius steinitzi
- Gobie de Steinitz
- Grammonus ater - Faufré noir
- Scorpaena notata - Petite rascasse rouge
- Thorogobius ephippiatus - Gobie léopard
- Lysmata nilita - Crevette à bande rouge
- Lysmata seticaudata - Crevette nettoyeuse rouge
- Palaemon serratus - Grande crevette rose
- Plesionika narval - Crevette narval
- Stenopus spinosus - Crevette cavernicole
Ces carnivores caractéristiques sont des organismes constamment rencontrés dans les grottes mais avec des densités variables. Ce compartiment est donc évalué par la richesse spécifique des espèces citées en séparant néanmoins la richesse spécifique des poissons de celle des décapodes.
Le nombre d’espèces de décapodes et de poissons caractéristiques est estimé dans la grotte entière.
Compartiment 5 : mysidacés
L’évaluation des mysidacés est réalisée sur une échelle semi-quantitative de leur abondance. L’acquisition de la donnée est effectuée par l’exploration de la grotte depuis l’entrée jusqu’au fond de la grotte accessible.
Compartiment 4 : détritivores et omnivores
Les détritivores et omnivores constituent donc un compartiment fondamental des grottes car ils peuvent rendre accessibles aux autres types d’organismes les particules nutritives piégées dans le sédiment. En étant reminéralisés, les détritus constituent une source additionnelle nutritive permettant d’atténuer le manque d’éléments nutritifs des grottes.
L’évaluation de ce compartiment est réalisée par la mesure de 2 paramètres. Le premier consiste à évaluer la richesse spécifique des détritivores et omnivores et le second est la mesure du nombre d’individus d’une même espèce durant 5 minutes.
- Richesse spécifique des détritivores et omnivores :
Évaluer le nombre d’espèces de détritivores et d’omnivores durant l’exploration de la grotte durant 5 min.
- Nombre d'individus d'une même espèce :
Mesurer le nombre d'individus d'une même espèce pendant 5 min.
Compartiment 2 et 3 : filtreurs
- Recouvrement :
Le recouvrement des organismes filtreurs est déterminé à partir de photographies standardisées d’une surface comprise entre 1 et 4 m². La surface photographiée sera fonction de la taille de l’entrée de la grotte. Suivant le quadrat et la surface à l'entrée de la grotte, 1 à 16 photographies standardisées sont prises. Les photographies seront prises à quelques mètres de l’entrée de la grotte, à partir de la position où les suspensivores deviennent rares. Afin de ne pas impacter le substrat, un plongeur tient le quadrat et un plongeur prend les photos. Chaque quadrat est ensuite analysé afin d’estimer le recouvrement total des filtreurs pour les organismes de grande taille et de petite taille. L’évaluation finale de ce paramètre est la moyenne du recouvrement des filtreurs dans chaque quadrat photographique.
- Stratification verticale :
La stratification est évaluée par l’absence de strate (S = 0), la présence d’organismes de quelques millimètres formant une strate (S = 1), la présence de 2 strates avec des organismes mesurant plusieurs centimètres et avec présence de stratification (S = 3) et enfin la présence de 3 strates avec des organismes mesurant plusieurs décimètres (S = 4).